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	<title>Wiki Science Ouverte - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1449</id>
		<title>Génétique</title>
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		<updated>2011-12-22T21:29:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une émission de Science Suisse sur l'épigénétique : [http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l'épigénétique : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype (Université Pierre et Marie Curie) : [http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype, en anglais (Stanford Encyclopedia of Philosophy) : [http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Génétique</title>
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		<updated>2011-12-22T21:28:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Notions de base */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une émission de Science Suisse sur l'épigénétique : [http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l'épigénétique : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype (Université Pierre et Marie Curie) : [http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype, en anglais (Stanford Encyclopedia of Philosophy) : [http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1447</id>
		<title>Génétique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1447"/>
		<updated>2011-12-22T21:27:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Notions de base */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une émission de Science Suisse sur l'épigénétique : [http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l'épigénétique : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype (Université Pierre et Marie Curie) : [http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype, en anglais (Stanford Encyclopedia of Philosophy) : [http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1446</id>
		<title>Génétique</title>
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		<updated>2011-12-22T21:27:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Références complémentaires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une émission de Science Suisse sur l'épigénétique : [http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l'épigénétique : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype (Université Pierre et Marie Curie) : [http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype, en anglais (Stanford Encyclopedia of Philosophy) : [http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Génétique</title>
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		<updated>2011-12-22T21:27:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Références complémentaires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une émission de Science Suisse sur l'épigénétique : [http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l'épigénétique : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype(Université Pierre et Marie Curie) : [http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Distinction entre génotype et phénotype, en anglais (Stanford Encyclopedia of Philosophy) : [http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1444</id>
		<title>Génétique</title>
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		<updated>2011-12-22T21:24:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une émission de Science Suisse sur l'épigénétique : [http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l'épigénétique : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1443</id>
		<title>Génétique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1443"/>
		<updated>2011-12-22T21:24:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Épigénétique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une émission de Science Suisse sur l'épigénétique : [http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l'épigénétique : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1442</id>
		<title>Génétique</title>
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		<updated>2011-12-22T21:23:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Génomique et postgénomique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1441</id>
		<title>Génétique</title>
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		<updated>2011-12-22T21:23:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Médecine moléculaire */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1440</id>
		<title>Génétique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1440"/>
		<updated>2011-12-22T21:23:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Biotechnologies (génie génétique) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1439</id>
		<title>Génétique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1439"/>
		<updated>2011-12-22T21:22:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Séquençage du génome humain */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1438</id>
		<title>Génétique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1438"/>
		<updated>2011-12-22T21:22:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Hérédité et eugénisme */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1437</id>
		<title>Génétique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1437"/>
		<updated>2011-12-22T21:22:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Historique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1436</id>
		<title>Génétique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1436"/>
		<updated>2011-12-22T21:21:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Résumé */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1435</id>
		<title>Génétique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1435"/>
		<updated>2011-12-22T21:21:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Notions de base */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=G%C3%A9n%C3%A9tique&amp;diff=1434</id>
		<title>Génétique</title>
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		<updated>2011-12-22T21:19:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Résumé */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie l’hérédité et les gènes. Les travaux du moine autrichien Gregor Mendel (1822 - 1884) ont fondé les bases de cette science. En étudiant les pois, Mendel a en effet pu établir des principes permettant de comprendre l’hérédité de certains caractères transmis d’une génération à l’autre, par exemple : forme, couleur, etc. Plus tard, le concept de gène a été proposé pour définir les unités fondamentales de l’hérédité qui déterminent ces traits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notions de base==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''ADN et chromosomes'''&lt;br /&gt;
La génétique est la science qui étudie la transmission des caractères d’une génération à la suivante qui se fait grâce à l’ADN. L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est une énorme molécule chimique repliée sur elle-même sous la forme d’une double hélice. L’ADN résulte en fait de la combinaison de 4 molécules chimiques appelées « bases » attachées les unes à la suite des autres, soit l’adénine (A), la thymine (T), la guanine (G) et la cytosine (C). L’enchaînement de ces bases forme un « code » qui peut être lu et traduit en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, l’ADN se trouve dans des chromosomes eux-mêmes situés dans le noyau des cellules. Le nombre de chromosomes varie d’une espèce à l’autre. On en trouve, par exemple, 23 paires chez l’être humain, 39 paires chez la poule et 4 paires chez la mouche à fruits. &lt;br /&gt;
Sur les chromosomes se trouvent les gènes. Les gènes sont les parties d’ADN qui « codent » pour une protéine. La cellule peut en effet « traduire » un gène en protéine par un mécanisme cellulaire complexe. Une grande part de l’ADN des chromosomes ne code pour aucune protéine : il s’agit de l’ADN non codant, ou ADN « poubelle ». On ne sait pas vraiment à quoi servent ces parties non codantes. Il semble toutefois que certaines portions de l’ADN non codant participent à la régulation de la traduction des gènes en protéines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Capsule du Code Chastenay sur l’ADN « poubelle » : [http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=44]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Hérédité et évolution'''&lt;br /&gt;
Chez les organismes complexes, les chromosomes se retrouvent généralement par paire (2 chromosomes I, 2 chromosomes II et ainsi de suite). On qualifie les 2 chromosomes d’une seule paire de « chromosomes homologues ». Pour chaque paire, un des chromosomes est hérité de la mère, l’autre du père. En effet, les cellules reproductrices (spermatozoïdes et ovules chez les mammifères) ne contiennent qu’une version de chaque chromosome (chez l’humain, 23 chromosomes au lieu de 46). La fécondation de l’ovule par le spermatozoïde permet aux chromosomes du père de se jumeler à ceux de la mère. De cette façon, chaque individu hérite pour chaque gène d’une version maternelle et d’une version paternelle. Ces différentes versions d’un gène sont appelées « allèles ». Pour chaque gène, nous avons donc hérité d’un des deux allèles de notre mère biologique et d’un des deux allèles de notre père biologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet héritage mixte des chromosomes parentaux n’explique pas à lui seul toute la variété d’individus, et surtout d’espèces, qui peuplent notre planète (des bactéries aux animaux en passant par les plantes et les champignons). D’autres phénomènes entrent en jeux : d’abord, les mutations. Bien que ce soit rare, il arrive que l’ADN se modifie (spontanément ou sous l’action d’un stress tel le rayonnement solaire) ou soit mal recopié par la cellule (l’ADN est recopié chaque fois qu’une cellule se divise). Si ces erreurs ne sont pas réparées, elles deviendront des mutations qui ajouteront une autre version possible de l’ADN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus, avant d’être distribués dans les cellules reproductrices, les chromosomes sont « réarrangés ». De ce fait, nous n’héritons pas tout simplement d’un des deux chromosomes de nos parents. En effet, dans le processus de maturation des cellules reproductrices, les chromosomes homologues se mélangent avant de se séparer (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9iose). Le chromosome I dont nous héritons de notre mère biologique est donc un mélange de ses deux chromosomes I et ainsi de suite pour les autres chromosomes, ainsi que pour ceux de notre père biologique. L’évolution peut donc agir sur les différentes versions des gènes, ou allèles, qui résultent des mutations accumulées au travers les siècles, de même que sur leurs différentes combinaisons rendues possibles par la reproduction sexuée (mélange des chromosomes et à l’intérieur des chromosomes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génotype, phénotype et héritabilité'''&lt;br /&gt;
L’ensemble du matériel génétique d’un individu constitue son génotype. L’interaction entre le génotype et l’environnement donne à un individu son phénotype, c’est-à-dire son apparence et sa manière d’être. L’influence relative des gènes et de l’environnement sur le phénotype est très variable d’un trait à l’autre et d’une population à l’autre. Une caractéristique physique ou comportementale peut ainsi résulter uniquement de l’environnement (l’habillement chez l’humain) ou uniquement des gènes (le sexe génétique de l’individu). Toutefois, la vaste majorité des traits physiques et comportementaux sont influencés à la fois par le matériel génétique et par l’environnement. Les facteurs environnementaux pouvant avoir un effet sur le phénotype sont de plus extrêmement variés : environnement intra-utérin, soins parentaux, environnement social, habitudes alimentaires, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Naissance de la génétique'''&lt;br /&gt;
L’histoire de la génétique prend sa source dans celle de l’hérédité. Chez la plupart des organismes complexes, les jeunes ressemblent à leurs parents sans pour autant en être des copies conformes. Ce fait a intrigué nombre de savants qui ont cherché à expliquer la transmission des caractères d’une génération à la suivante, soit l’hérédité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’étude de l’hérédité a fait un bon majeur au XIXe siècle grâce aux travaux d’un moine et botaniste autrichien, Gregor Johann Mendel (1822 - 1884), qui étudia la transmission des caractères en effectuant des croisements de variétés de pois. L’originalité des travaux de Mendel repose sur la méthodologie méticuleuse que celui-ci employa (plus près de celle des jardiniers qui cherchent à améliorer leurs cultures que de celle des naturalistes de l’époque qui travaillent plutôt sur la classification des êtres vivants). Ainsi, l’Autrichien s’appliqua d’abord à sélectionner avec soin les traits à l’étude. Il choisit 7 caractères facilement observables qui se transmettent indépendamment les uns des autres et sur le mode du tout ou rien. C’est-à-dire que pour un caractère donné, un individu ne peut adopter que deux apparences extrêmes, jamais de formes intermédiaires. Pour la couleur des cosses par exemple, les pois étaient soit jaunes soit verts, jamais jaune verdâtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette sélection lui a permis d’observer facilement la transmission héréditaire, mais elle a aussi limité la portée de ses découvertes aux caractères ne dépendant que d’un seul gène aux allèles dominants ou récessifs. En fait, la majorité des caractères ne se transmettent pas de manière si simple. En effet, les caractéristiques des individus (taille, couleur, comportement, capacité physique, etc.) résultent presque toujours de l’expression d’une multitude de gènes et sont grandement influencées par l’environnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout de même, la sélection de traits simples permit à Mendel d’établir certains principes que l’on connaît maintenant sous le nom de « lois mendéliennes de l’hérédité ». Ces « lois » prennent leur appui sur l’hypothèse de l’existence d’entités physiques transmettant les caractères héréditaires (on appelle maintenant ces entités « gènes », mais Mendel les nommait « facteurs héréditaires »). C’est en rendant possible la prévision des caractéristiques des générations futures à partir de la seule connaissance du génotype parental que cette hypothèse va révolutionner l’étude de l’hérédité et fonder les bases d’une nouvelle science, la génétique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de ses travaux, Mendel n’a aucune idée des mécanismes qui rendent possibles les résultats qu’il observe. Il en déduit toutefois que les traits sont hérités en parts égales des deux parents (la mère et le père) et que l’expression de certains traits (qu’il appellera « dominants ») masque celle des traits « récessifs ». Il explique ainsi le mystère des caractéristiques qui sautent des générations (les yeux bleus, par exemple). Il est intéressant de noter que Mendel aurait « amélioré » les résultats de ses croisements pour les rendre plus conformes aux valeurs qui correspondaient exactement aux principes qu’il avait mis de l’avant. C’est du moins ce que soutient le statisticien Ronald Aylmer Fisher qui, en 1936, a estimé la probabilité d’obtenir les fréquences prétendument observées par Mendel à 1 pour 2000 compte tenu des aléas du hasard (www.linternaute.com/science/histoires-de-science/mendel/mendel.shtml). Comme quoi la fraude scientifique ne date pas d’hier… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les soupçons de Ronald A. Fisher mettent aussi en évidence le fait que la méthode scientifique ne consiste pas toujours à déduire une théorie à partir de l’observation, ni à tester une hypothèse. Il arrive que les scientifiques cherchent plutôt à confirmer une intuition ou un principe préétabli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théorie chromosomique de l’hérédité'''&lt;br /&gt;
Au moment de leur publication, les travaux de Mendel ne suscitèrent pas un grand intérêt. Ils seront redécouverts 35 ans plus tard. À cette époque, les observations de Mendel prennent un sens tout nouveau. En effet, les biologistes ont entre-temps mis en évidence l’existence des chromosomes. Ils ont également observé que les jeunes reçoivent la moitié des chromosomes de leur mère et l’autre moitié de leur père (voir la section « Notions de base »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces nouvelles connaissances, un Américain et un Allemand, Walter S. Sutton (1877-1916) et Theodor Boveri (1862-1915), proposeront chacun d’établir un lien entre la distribution des chromosomes parentaux et la ségrégation des facteurs héréditaires de Mendel. Cette association donnera naissance à la théorie chromosomique de l’hérédité. D’abord controversée, cette théorie gagnera en crédibilité grâce aux travaux de Thomas Hunt Morgan (1866-1945). Inspiré par Hugo De Vries (1848-1935), qui avance l’idée de mutation comme source de variation des caractères, Morgan s’applique à étudier des modifications brusques et héritables chez les mouches à fruits – ou drosophiles. Avec l’aide de son équipe d’étudiants, notamment Alfred H. Sturtevant, Hermann J. Müller et Calvin B. Bridges, il se lancera dans l’élevage de ces petits insectes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En étudiant plusieurs mutations simultanément, Morgan et son équipe pourront les premiers établir des cartes génétiques, plus précisément des cartes de liaison. En simplifiant, les cartes sont dessinées de la manière suivante : en étudiant la transmission de plusieurs mutations des parents aux enfants, on observe à quelle fréquence 2 mutations sont transmises ensemble. Plus souvent cela arrive, plus ces mutations devraient être proches l’une de l’autre. Une correspondance entre liaison héréditaire et arrangement chromosomique permettra de proposer un support physique aux gènes et à l’hérédité : le chromosome. C’est ce qu’on appelle la théorie chromosomique de l’hérédité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux de Morgan et d’autres scientifiques indiquent donc que les gènes se retrouvent sur les chromosomes. Cependant, on ne sait toujours pas ce que sont les gènes – leur structure chimique – ou par quels mécanismes ils produisent leur effet. Ainsi, en 1934, Morgan affirmait : « Au niveau où se situent les expériences génétiques, cela ne fait pas la moindre différence que le gène soit une unité hypothétique, ou qu’il soit une particule matérielle. Dans les deux cas, l’unité est associée à un chromosome spécifique, et peut être localisée par une analyse purement génétique » (Morgan, 1934 cité dans Lecourt, 2006).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Génétique moléculaire (1950 à aujourd’hui)'''&lt;br /&gt;
Bien que tous les constituants de l’ADN soient connus dès 1910 et que de nombreux scientifiques – médecins et chimistes – proposent un lien entre gènes et protéines, ce n’est que dans les années 1950 qu’un lien entre ADN, gènes et protéines sera considéré par la communauté scientifique. Il faut dire qu’à l’époque, les scientifiques pensent que seules les protéines peuvent agir dans la cellule. On pense donc que l’hérédité doit nécessairement être transmise par des protéines. Oswald Theodore Avery, un médecin d’origine canadienne, premier à soutenir un rôle déterminant de l’ADN, sera d’ailleurs ignoré pendant bien des années. Il finira même par se retirer du monde de la recherche prématurément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin des années 1940, les tenants de l’importance de l’ADN finir, à force d’expériences et d’argumentation, par persuader leurs collègues que cette molécule portait l’information héréditaire. Les études menées sur des virus infectant des bactéries (les « bactériophages ») effectuées par Max Delbrück et son équipe et par Alfred Hershey et Martha Chase seront particulièrement efficaces dans cette tâche. La course pour établir la structure chimique de cette fameuse molécule d’ADN est alors bien enclenchée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilisant des données colligées par Rosalind Franklin et soutirant des informations à des compétiteurs, James D. Watson et Francis Crick devanceront de peu leurs concurrents en publiant, en 1953, leur article sur la structure de l’ADN. Avant même cette publication, la génétique avait définitivement pris un tournant moléculaire. La réplication de l’ADN et ses mécanismes de traduction en protéines seront par la suite élucidés. Plus encore, dans les années 1990 d’énormes sommes seront investies dans le projet de séquençage du génome de l’être humain. Les équipes ayant travaillé sur la bombe atomique et leurs installations seront ainsi recyclées dans la biologie moléculaire. Après avoir traversé de nombreuses sagas, dont un risque de privatisation du génome humain (!), le Projet génome humain se terminera enfin en 2003 ([http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_g%C3%A9nome_humain]). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gène et la génétique occupent aujourd’hui une grande place en biologie. S’il est clair que la génétique jette un éclairage nouveau sur de nombreuses questions, son importance semble souvent enflée, comme si les gènes détenaient la clé de toutes les solutions. L’ancien président étatsunien, Bill Clinton, annonçait ainsi en 2000 : « Dans les prochaines années, les médecins parviendront à traiter la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et le cancer, en s’attaquant à leurs racines génétiques. » (Lambert, 2003, p. 4)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Bertrand Jordan (2000, présentation de l’ouvrage), « cette idéologie du &amp;quot;tout génétique&amp;quot; engendre aussi bien la résignation à des inégalités sociales vite présentées comme biologiques, que la confiance exagérée dans les possibilités d’une thérapie génique encore dans l’enfance. » Diverses dérives et scandales ont d’ailleurs entaché l’histoire de la génétique, notamment l’eugénisme, les brevets sur le vivant et les problèmes liés aux OGM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de James Watson sur sa découverte, avec Francis Crick, de la structure de l’ADN et sur ce qui l’intéresse dans l’avenir de la génétique : http://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.htmlhttp://www.ted.com/talks/lang/en/james_watson_on_how_he_discovered_dna.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hérédité et eugénisme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
Article encyclopédique sur l’internement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale : [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=ArchivedFeatures&amp;amp;Params=F241]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Documentaire de l’ONF sur le traitement des Canadiens japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale :&lt;br /&gt;
[http://www3.onf.ca/acrosscultures/toutvoir_vis.php?mediaid=663067]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article Wikipédia sur la stérilisation contrainte : [http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Séquençage du génome humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entretien scientifique sur l’histoire du séquençage du génome humain et ce qui s’en suit : [http://www.dailymotion.com/video/xe4mwf_la-genetique-dix-ans-apres-le-seque_news]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biotechnologies (génie génétique)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dossier de Radio-Canada sur les brevets sur le vivant :&lt;br /&gt;
[http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Dossiers/brevetage/]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conférence TED (en anglais) de Craig Venter sur ses projets de création de vie artificielle : [http://www.ted.com/talks/lang/en/craig_venter_is_on_the_verge_of_creating_synthetic_life.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médecine moléculaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Génomique et postgénomique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Épigénétique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.tou.tv/science-suisse/S2009E17]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://lecodechastenay.telequebec.tv/emission.aspx?id=14]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transhumanisme : l’amélioration de l’être humain==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Campbell, Neil A. et Jane B. Reece. 2007. Biologie, 3e édition. Adaptation française, René Lachîne et Michel Bosset. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc, Saint-Laurent, 1334 p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jordan, Bertrand. 2000. Les imposteurs de la génétique. Paris : Seuil, 170 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lambert, Gérard. 2003. La Légendes des Gènes. Anatomie d’un mythe moderne. Paris : Dunod, 306 p.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/genophenotype/index.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://plato.stanford.edu/entries/genotype-phenotype/]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Science_en_jeu&amp;diff=1376</id>
		<title>Science en jeu</title>
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		<updated>2011-08-19T14:28:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* La science et l'argent */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bienvenue dans les fiches complémentaires du café scientifique de Science en jeu. À noter que ces articles sont en rédaction et seront progressivement affichés au cours de l'été 2011. Un titre en rouge signifie que la page est vide. La page [http://ethiquedessciences.com/wiki/Discussion:Science_en_jeu Discussion] (2e onglet en haut de l'écran) permet de poser des questions, de faire des remarques, des commentaires ou des suggestions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Articles thématiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Prudence face aux innovations ===&lt;br /&gt;
Le [[clonage]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage animal]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[industrie agroalimentaire]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[principe de précaution]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[comités nationaux d’éthique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[cellules souches]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[cellules souches humaines]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[fécondation in vitro]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage et la dignité humaine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[bioéthique]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[génétique]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les droits et la sécurité des personnes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[organismes gouvernementaux de protection de la santé humaine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[médicaments anti-inflammatoires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[éthique médicale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[articles scientifiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[pharmacovigilance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[essai clinique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expérience de [[Tuskegee]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[expériences médicales nazies]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[droits des personnes qui participent à un projet de recherche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[essais cliniques dans les pays pauvres]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[comités d’éthique de la recherche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[jeu pathologique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[bioéthique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les valeurs et la science===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[importance de la biodiversité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En éthique, qu’est-ce qu’une [[valeur]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Projet Manhattan]] (Jean-Claude Simard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[nazisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[énergie nucléaire]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Albert Einstein et la bombe atomique]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[manifeste Russell-Einstein]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que la [[méthode scientifique]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[évaluation d’un article scientifique par les pairs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[expérience de Milgram]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que [[le secret industriel dans le monde de la recherche]]? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche sur les femmes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conférences Pugwash]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et l'argent===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où le gouvernement tire-t-il l’[[argent consacré à la recherche scientifique]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[économie du savoir]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[manquements à l’éthique scientifique]] (Florence Piron)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[intégrité scientifique]] (Florence Piron)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conflits d'intérêts]] en science&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En science, qu’est-ce qu’un [[brevet d’invention]]? (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche collaborative]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et la société===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Portraits de chercheurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[David Suzuki]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frances Oldham Kelsey]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Linus Pauling]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Nancy Olivieri]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Edgar Morin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Jane Goodall]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alexandre Grothendieck]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Amartya Sen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Wagari Maathai]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Albert Einstein]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Stanley Milgram]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bernadette Bensaude-Vincent]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Marie Curie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Margaret Mead]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frédéric Joliot-Curie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Dominique Stoppa-Lyonnet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Science_en_jeu&amp;diff=1375</id>
		<title>Science en jeu</title>
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		<updated>2011-08-19T14:28:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Prudence face aux innovations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bienvenue dans les fiches complémentaires du café scientifique de Science en jeu. À noter que ces articles sont en rédaction et seront progressivement affichés au cours de l'été 2011. Un titre en rouge signifie que la page est vide. La page [http://ethiquedessciences.com/wiki/Discussion:Science_en_jeu Discussion] (2e onglet en haut de l'écran) permet de poser des questions, de faire des remarques, des commentaires ou des suggestions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Articles thématiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Prudence face aux innovations ===&lt;br /&gt;
Le [[clonage]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage animal]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[industrie agroalimentaire]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[principe de précaution]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[comités nationaux d’éthique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[cellules souches]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[cellules souches humaines]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[fécondation in vitro]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage et la dignité humaine]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[bioéthique]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[génétique]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les droits et la sécurité des personnes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[organismes gouvernementaux de protection de la santé humaine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[médicaments anti-inflammatoires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[éthique médicale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[articles scientifiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[pharmacovigilance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[essai clinique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expérience de [[Tuskegee]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[expériences médicales nazies]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[droits des personnes qui participent à un projet de recherche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[essais cliniques dans les pays pauvres]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[comités d’éthique de la recherche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[jeu pathologique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[bioéthique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les valeurs et la science===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[importance de la biodiversité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En éthique, qu’est-ce qu’une [[valeur]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Projet Manhattan]] (Jean-Claude Simard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[nazisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[énergie nucléaire]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Albert Einstein et la bombe atomique]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[manifeste Russell-Einstein]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que la [[méthode scientifique]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[évaluation d’un article scientifique par les pairs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[expérience de Milgram]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que [[le secret industriel dans le monde de la recherche]]? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche sur les femmes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conférences Pugwash]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et l'argent===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où le gouvernement tire-t-il l’[[argent consacré à la recherche scientifique]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[économie du savoir]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[manquements à l’éthique scientifique]] (Florence Piron)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[intégrité scientifique]] (Florence Piron)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conflits d'intérêts]] en science&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En science, qu’est-ce qu’un [[brevet d’invention]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche collaborative]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et la société===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Portraits de chercheurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[David Suzuki]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frances Oldham Kelsey]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Linus Pauling]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Nancy Olivieri]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Edgar Morin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Jane Goodall]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alexandre Grothendieck]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Amartya Sen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Wagari Maathai]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Albert Einstein]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Stanley Milgram]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bernadette Bensaude-Vincent]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Marie Curie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Margaret Mead]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frédéric Joliot-Curie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Dominique Stoppa-Lyonnet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
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		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Science_en_jeu&amp;diff=1365</id>
		<title>Science en jeu</title>
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		<updated>2011-08-04T21:20:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Les valeurs et la science */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bienvenue dans les fiches complémentaires du café scientifique de Science en jeu. À noter que ces articles sont en rédaction et seront progressivement affichés au cours de l'été 2011. Un titre en rouge signifie que la page est vide. La page [http://ethiquedessciences.com/wiki/Discussion:Science_en_jeu Discussion] (2e onglet en haut de l'écran) permet de poser des questions, de faire des remarques, des commentaires ou des suggestions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Articles thématiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Prudence face aux innovations ===&lt;br /&gt;
Le [[clonage]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage animal]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[industrie agroalimentaire]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[principe de précaution]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[comités nationaux d’éthique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[cellules souches]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[cellules souches humaines]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[fécondation in vitro]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage et la dignité humaine]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[bioéthique]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[génétique]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les droits et la sécurité des personnes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[organismes gouvernementaux de protection de la santé humaine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[médicaments anti-inflammatoires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[éthique médicale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[articles scientifiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[pharmacovigilance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[essai clinique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expérience de [[Tuskegee]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[expériences médicales nazies]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[droits des personnes qui participent à un projet de recherche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[essais cliniques dans les pays pauvres]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[comités d’éthique de la recherche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[jeu pathologique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[bioéthique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les valeurs et la science===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[importance de la biodiversité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En éthique, qu’est-ce qu’une [[valeur]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Projet Manhattan]] (Jean-Claude Simard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[nazisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[énergie nucléaire]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Albert Einstein et la bombe atomique]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[manifeste Russell-Einstein]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que la [[méthode scientifique]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[évaluation d’un article scientifique par les pairs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[expérience de Milgram]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que [[le secret industriel dans le monde de la recherche]]? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche sur les femmes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conférences Pugwash]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et l'argent===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où le gouvernement tire-t-il l’[[argent consacré à la recherche scientifique]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[économie du savoir]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[manquements à l’éthique scientifique]] (Florence Piron)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[intégrité scientifique]] (Florence Piron)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conflits d'intérêts]] en science&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En science, qu’est-ce qu’un [[brevet d’invention]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche collaborative]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et la société===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Portraits de chercheurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[David Suzuki]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frances Oldham Kelsey]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Linus Pauling]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Nancy Olivieri]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Edgar Morin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Jane Goodall]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alexandre Grothendieck]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Amartya Sen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Wagari Maathai]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Albert Einstein]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Stanley Milgram]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bernadette Bensaude-Vincent]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Marie Curie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Margaret Mead]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frédéric Joliot-Curie]]&lt;br /&gt;
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[[Dominique Stoppa-Lyonnet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
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		<title>Science en jeu</title>
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		<updated>2011-08-04T21:20:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Prudence face aux innovations */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bienvenue dans les fiches complémentaires du café scientifique de Science en jeu. À noter que ces articles sont en rédaction et seront progressivement affichés au cours de l'été 2011. Un titre en rouge signifie que la page est vide. La page [http://ethiquedessciences.com/wiki/Discussion:Science_en_jeu Discussion] (2e onglet en haut de l'écran) permet de poser des questions, de faire des remarques, des commentaires ou des suggestions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Articles thématiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Prudence face aux innovations ===&lt;br /&gt;
Le [[clonage]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage animal]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[industrie agroalimentaire]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[principe de précaution]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[comités nationaux d’éthique]]&lt;br /&gt;
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Les [[cellules souches]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
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Les [[cellules souches humaines]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
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La [[fécondation in vitro]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage et la dignité humaine]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[bioéthique]] (Olivier Wafer-Blais)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[génétique]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les droits et la sécurité des personnes===&lt;br /&gt;
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Les [[organismes gouvernementaux de protection de la santé humaine]]&lt;br /&gt;
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Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
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L'[[essai clinique]]&lt;br /&gt;
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L'expérience de [[Tuskegee]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[expériences médicales nazies]]&lt;br /&gt;
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Les [[droits des personnes qui participent à un projet de recherche]]&lt;br /&gt;
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Les [[essais cliniques dans les pays pauvres]]&lt;br /&gt;
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Les [[comités d’éthique de la recherche]]&lt;br /&gt;
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Le [[jeu pathologique]]&lt;br /&gt;
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La [[bioéthique]]&lt;br /&gt;
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===Les valeurs et la science===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[importance de la biodiversité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En éthique, qu’est-ce qu’une [[valeur]]?&lt;br /&gt;
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Le [[Projet Manhattan]] (Jean-Claude Simard)&lt;br /&gt;
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Le [[nazisme]]&lt;br /&gt;
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L'[[énergie nucléaire]]&lt;br /&gt;
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[[Albert Einstein et la bombe atomique]]&lt;br /&gt;
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Le [[manifeste Russell-Einstein]]&lt;br /&gt;
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Qu’est-ce que la [[méthode scientifique]]?&lt;br /&gt;
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L’[[évaluation d’un article scientifique par les pairs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[expérience de Milgram]] (Maxime Bernard)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que [[le secret industriel dans le monde de la recherche]]? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche sur les femmes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conférences Pugwash]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et l'argent===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où le gouvernement tire-t-il l’[[argent consacré à la recherche scientifique]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[économie du savoir]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[manquements à l’éthique scientifique]] (Florence Piron)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[intégrité scientifique]] (Florence Piron)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conflits d'intérêts]] en science&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En science, qu’est-ce qu’un [[brevet d’invention]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche collaborative]] (Mélissa Lieutenant-Gosselin)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et la société===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Portraits de chercheurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[David Suzuki]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frances Oldham Kelsey]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Linus Pauling]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Nancy Olivieri]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Edgar Morin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Jane Goodall]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alexandre Grothendieck]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Amartya Sen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Wagari Maathai]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Albert Einstein]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Stanley Milgram]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bernadette Bensaude-Vincent]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Marie Curie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Margaret Mead]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frédéric Joliot-Curie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Dominique Stoppa-Lyonnet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Recherche_collaborative&amp;diff=1342</id>
		<title>Recherche collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Recherche_collaborative&amp;diff=1342"/>
		<updated>2011-07-28T19:38:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une façon de pratiquer la science qui privilégie la collaboration ouverte entre chercheurs ou entre chercheurs et citoyens, que ce soit au moment de construire un projet de recherche ou d’analyser des résultats. Par exemple, le projet international [http://data.galaxyzoo.org Galaxy Zoo] a fait appel à plus de 270 000 citoyens pour aider les chercheurs à identifier les galaxies sur les photos prises par le télescope Hubble et publiées sur Internet. En sciences sociales, des projets de recherche sont construits à partir de questions posées par des associations de citoyens qui participent ensuite à tout le processus de recherche. Ce partage des idées et des données maximise les chances de trouver des résultats.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Brevet_d%E2%80%99invention&amp;diff=1341</id>
		<title>Brevet d’invention</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Brevet_d%E2%80%99invention&amp;diff=1341"/>
		<updated>2011-07-28T19:38:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Depuis la fin du XVIIIe siècle, les inventeurs peuvent obtenir un brevet ... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la fin du XVIIIe siècle, les inventeurs peuvent obtenir un brevet afin de protéger leur invention et confirmer publiquement qu’ils en sont l’auteur. Un brevet d’invention permet à son titulaire d’avoir le monopole sur l’invention brevetée et sa mise en marché pendant un grand nombre d’années. Il peut ainsi récupérer les sommes investies dans la recherche à l’origine de l’invention. En contrepartie, l’inventeur doit partager son invention en la publiant, sachant qu’il est interdit à un tiers (entreprise, collègue, État, etc.) de l’exploiter sans son consentement. Dans le contexte de l’économie du savoir, cette logique marchande guide la carrière de nombreux chercheurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
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		<title>Conflits d'intérêts</title>
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		<updated>2011-07-28T19:37:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Un conflit d’intérêts se produit quand une personne se trouve dans une... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un conflit d’intérêts se produit quand une personne se trouve dans une situation où elle doit être loyale en même temps envers deux réalités aux intérêts incompatibles, par exemple deux employeurs. En science, un conflit d’intérêts peut exister lorsqu’un chercheur écrit, sans déclarer publiquement qu’il est commandité par l’industrie, un article scientifique dans le but de faire la promotion d’un produit dont la commercialisation lui rapporte un avantage. Il est possible de limiter ces conflits en obligeant les chercheurs à dévoiler publiquement les noms de ceux qui les financent et s’ils ont des intérêts commerciaux dans un projet de recherche. La perspective de cette divulgation les amène à choisir clairement quels intérêts ils privilégient.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
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		<title>Intégrité scientifique</title>
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		<updated>2011-07-28T19:37:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’intégrité désigne la capacité d’une personne à rester fidèle à ses valeurs malgré les pressions exercées pour qu’elle les abandonne. L’idéal d’intégrité est menacé principalement par la corruption par l’argent et le pouvoir. En science, l’intégrité autorise un chercheur à défendre fermement ses convictions, ses valeurs et son souci du bien commun malgré les pressions et les tentatives de corruption qui peuvent s’exercer sur lui, qu’elles proviennent de l’industrie privée, des dirigeants universitaires ou même des politiciens. L’intégrité peut prendre la forme d’un refus de dissimuler la vérité même sous la menace de poursuites ou la promesse de récompenses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens intéressants==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cspinet.org/integrity/cf_article.html&lt;br /&gt;
http://www.cspinet.org/new/pdf/scientific_panels_transcript.pdf&lt;br /&gt;
http://www.cspinet.org/integrity/2003/2003_conflicted_science_conference.pdf&lt;br /&gt;
http://www.bioethics.nih.gov/home/index.shtml&lt;br /&gt;
http://www.defendingscience.org/About-Us.cfm&lt;br /&gt;
http://www.ucsusa.org/scientific_integrity/restoring/curriculum-guide-introduction.html&lt;br /&gt;
http://en.wikipedia.org/wiki/Scientific_Integrity_in_Policymaking&lt;br /&gt;
*[http://science21.blogs.courrierinternational.com/ Blogue du collectif Indépendance des chercheurs]&lt;br /&gt;
*[http://fr.blog.360.yahoo.com/indep_chercheurs 2e blogue sur l'indépendance des chercheurs]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
[[Les valeurs de la science]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Manquements_%C3%A0_l%E2%80%99%C3%A9thique_scientifique&amp;diff=1338</id>
		<title>Manquements à l’éthique scientifique</title>
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		<updated>2011-07-28T19:35:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Sous la pression des exigences de productivité et de compétitivité typi... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sous la pression des exigences de productivité et de compétitivité typiques de l’économie du savoir mais aussi par ambition personnelle démesurée, certains chercheurs scientifiques cèdent à la tentation d’actions illégales ou non éthiques : le plagiat (copier un texte et se désigner comme l’auteur), la falsification de données (inventer des résultats de recherche), le dénigrement de collègues, le mensonge, etc. Parmi les cas rapportés, on trouve celui d’un étudiant qui sabote l’expérience d’un autre étudiant. Il existe d’autres manquements plus anodins mais aussi plus fréquents : ajouter son nom à un article sans y avoir contribué, refuser de partager ses sources d’informations, etc.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=%C3%89conomie_du_savoir&amp;diff=1337</id>
		<title>Économie du savoir</title>
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		<updated>2011-07-28T19:35:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  C’est une conception économique qui s’est répandue dans le monde occ... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une conception économique qui s’est répandue dans le monde occidental surtout depuis la fin du XXe siècle. Elle vise la stimulation de l’innovation, par exemple en informatique ou en recherche pharmaceutique. Elle encourage une collaboration accrue entre les scientifiques (qui créent l’innovation) et l’industrie privée (qui la commercialise). Son argument : cette alliance science-industrie crée de nouveaux emplois et enrichit le pays. Les résultats de cette politique publique sont toutefois mitigés. On a remarqué que l’économie du savoir avait aussi pour effet d’augmenter les profits de l’industrie, de traiter la science comme une marchandise et de privilégier les recherches rentables au détriment d’autres critères.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
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		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Argent_consacr%C3%A9_%C3%A0_la_recherche_scientifique&amp;diff=1336</id>
		<title>Argent consacré à la recherche scientifique</title>
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		<updated>2011-07-28T19:35:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Dans la plupart des pays, les citoyens remettent chaque année à l’Éta... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la plupart des pays, les citoyens remettent chaque année à l’État un montant d’argent proportionnel à leurs revenus et paient des taxes sur les produits et services qu’ils consomment. L’ensemble de ces impôts constituent les ressources publiques. Le gouvernement a le mandat de distribuer ces ressources de manière à assurer la prospérité et le développement du pays, y compris en soutenant la recherche scientifique. Il distribue donc aux universités et aux chercheurs des montants d’argent destinés à leurs travaux de recherche. Quand ces subventions sont insuffisantes pour certains projets scientifiques, les chercheurs se tournent vers l’industrie privée.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Cellules_souches_humaines&amp;diff=1335</id>
		<title>Cellules souches humaines</title>
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		<updated>2011-07-28T19:34:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majorité des cellules du corps humain sont spécialisées, par exemple en neurones ou en cellules sanguines. Celles qu’on nomme cellules souches, au contraire, peuvent devenir n’importe quelle cellule. C’est pourquoi elles présentent un grand intérêt en recherche médicale. On espère les utiliser pour remplacer les cellules endommagées par des maladies ou pour créer des organes pour les greffes. Les cellules souches peuvent aussi être employées dans les études fondamentales ou pour tester de nouveaux produits – médicaments ou toxiques. Les adultes ont peu de cellules souches. C’est pour cela qu’elles sont souvent prélevées sur les embryons surnuméraires issus de la fécondation in vitro.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Recherche_sur_les_femmes&amp;diff=1334</id>
		<title>Recherche sur les femmes</title>
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		<updated>2011-07-28T19:32:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Références complémentaires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’aux années 1960, peu de femmes faisaient de la recherche et surtout peu de recherches s’intéressaient spécifiquement aux femmes. Un livre important publié en 1949 changea progressivement la situation, « Le Deuxième sexe », de Simone de Beauvoir (1908-1986). Ce livre explique que la condition féminine est définie par la société et la culture, et non par la biologie : « On ne naît pas femme, on le devient » au fil de l’éducation. Cette théorie féministe appuyait les travaux de l’ethnologue Margaret Mead sur les différentes façons d’être femme et d’être homme selon les cultures. De nombreuses recherches ont suivi : sur les femmes, leurs conditions de vie et leurs points de vue sur le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
*[http://cedref.revues.org/266 Revue qui présente l'histoire française de la recherche sur les femmes]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Le_secret_industriel_dans_le_monde_de_la_recherche&amp;diff=1333</id>
		<title>Le secret industriel dans le monde de la recherche</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Le_secret_industriel_dans_le_monde_de_la_recherche&amp;diff=1333"/>
		<updated>2011-07-28T19:32:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Selon l’Office de la propriété intellectuelle du Canada, les secrets i... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l’Office de la propriété intellectuelle du Canada, les secrets industriels sont ordinairement des formules, des modèles, des procédés technologiques ou des données qui appartiennent à leur titulaire, lui donnent un avantage commercial sur ses concurrents et sont gardés secrets ou confidentiels. En science, il peut s’agir d’un nouveau médicament ou d’un nouveau procédé chimique qui, une fois commercialisé par une entreprise, pourrait lui rapporter des profits. Toutefois, cette manière de procéder dans le secret va à l’encontre des valeurs traditionnelles de la science qui prônent la publication des connaissances dans les revues scientifiques.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Exp%C3%A9rience_de_Milgram&amp;diff=1332</id>
		<title>Expérience de Milgram</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Exp%C3%A9rience_de_Milgram&amp;diff=1332"/>
		<updated>2011-07-28T19:31:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Réalisée à l’Université Yale entre 1960 et 1963, cette expérience c... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réalisée à l’Université Yale entre 1960 et 1963, cette expérience cherchait à analyser le processus de soumission à l’autorité. Un homme en blouse blanche demandait à chaque participant d’infliger des décharges électriques de plus en plus fortes (mais factices) à un homme assis sur une chaise chaque fois que ce dernier se trompait dans un exercice de mémoire. 62 % des participants ont accepté de donner une charge énorme de 450 volts malgré les cris de douleur évidents. Ils agissaient ainsi en réponse aux consignes de l’homme en blouse blanche. Cette expérience montre que l’obéissance à l’autorité scientifique était, chez ces hommes, plus puissante que leur sens de l’injustice.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=%C3%89valuation_d%E2%80%99un_article_scientifique_par_les_pairs&amp;diff=1331</id>
		<title>Évaluation d’un article scientifique par les pairs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=%C3%89valuation_d%E2%80%99un_article_scientifique_par_les_pairs&amp;diff=1331"/>
		<updated>2011-07-28T19:31:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Quand ils ont terminé leur projet, les chercheurs doivent publier leurs r... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand ils ont terminé leur projet, les chercheurs doivent publier leurs résultats dans une revue scientifique. Il faut alors s’assurer que le travail a été bien fait, dans les règles de l’art. La revue envoie donc l’article à trois experts afin qu’ils évaluent la qualité et l’intérêt des résultats présentés. Pour ne pas être influencés par leurs relations avec l’auteur, ces évaluateurs ne doivent pas connaître son nom. Et pour que l’auteur ne cherche pas à les influencer, il ne doit pas non plus connaître les noms des évaluateurs. On appelle ce processus « évaluation anonyme » ou « évaluation à l’aveugle ».&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Manifeste_Russell-Einstein&amp;diff=1330</id>
		<title>Manifeste Russell-Einstein</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Manifeste_Russell-Einstein&amp;diff=1330"/>
		<updated>2011-07-28T19:30:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Références complémentaires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bertrand Russell (1872-1970), philosophe, mathématicien, écrivain et pacifiste, de même que 10 autres scientifiques dont 9 prix Nobel, rédigèrent en 1955 un texte exprimant clairement leurs inquiétudes face à un monde doté d’armes nucléaires de destruction massive. Le texte se termine ainsi : « Nous invitons instamment les gouvernements du monde à comprendre et à admettre publiquement qu’ils ne sauraient atteindre leurs objectifs par une guerre mondiale et nous leur demandons instamment, en conséquence, de s’employer à régler par des moyens pacifiques tous leurs différends. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
*[http://www.radio-canada.ca/par4/_Notas/manifeste_russell_einstein.htm Texte intégral en français du manifeste]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=M%C3%A9thode_scientifique&amp;diff=1329</id>
		<title>Méthode scientifique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=M%C3%A9thode_scientifique&amp;diff=1329"/>
		<updated>2011-07-28T19:30:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  La méthode scientifique prescrit la façon de collecter des informations ... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La méthode scientifique prescrit la façon de collecter des informations en observant la nature ou les êtres humains dans leur milieu. Elle indique comment réaliser une expérience à partir d’une hypothèse afin d’en tirer des résultats. L’idée la plus acceptée est que la méthode scientifique permet à la science de découvrir des vérités universelles, valides quel que soit le contexte où on les mentionne. Cette méthode exige qu’une expérience ou une collecte d’information puisse être répétée ou « répliquée », partout et en tout temps, et que les résultats obtenus soient publiés et débattus entre experts. Il est donc impossible de faire de la science en solitaire, sans faire référence à tous les travaux de recherche déjà réalisés.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Albert_Einstein_et_la_bombe_atomique&amp;diff=1328</id>
		<title>Albert Einstein et la bombe atomique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Albert_Einstein_et_la_bombe_atomique&amp;diff=1328"/>
		<updated>2011-07-28T19:29:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Le 2 août 1939, alors que l’Allemagne nazie était sur le point d’env... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 2 août 1939, alors que l’Allemagne nazie était sur le point d’envahir la Pologne et de déclencher la Seconde Guerre mondiale, le célèbre physicien Albert Einstein (1879-1955) écrivit une lettre au président des États-Unis, F. D. Roosevelt. Il lui recommandait de financer des travaux de recherche menant à la bombe atomique avant l’Allemagne qu’il soupçonnait d’avoir la même ambition. En 1945, une deuxième lettre exprimait plutôt l’avis contraire. Le 21 mai 1952, ce pacifiste convaincu écrivit à Linus Pauling : « J’ai fait une grande erreur dans ma vie, quand j’ai signé la lettre au président Roosevelt recommandant la création des bombes atomiques. »&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=%C3%89nergie_nucl%C3%A9aire&amp;diff=1327</id>
		<title>Énergie nucléaire</title>
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		<updated>2011-07-28T19:29:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Le nucléaire est une forme d’énergie produite par la fission d’atome... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nucléaire est une forme d’énergie produite par la fission d’atomes d’uranium-235. Dans le réacteur, le noyau de l’atome est bombardé par un neutron et éclate en morceaux : c’est la fission. De nouveaux neutrons et une grande quantité de chaleur sont alors produits. La fission atomique chauffe de l’eau et la vapeur ainsi générée fait tourner des turbines qui produisent de l’électricité. Les neutrons excédentaires sont capturés par des barres de matériaux absorbants qui agissent comme des éponges et reçoivent donc un haut niveau de radioactivité. Les déchets nucléaires émettent des rayonnements radioactifs dangereux dont la durée de vie peut aller d’une seconde à des millions d’années.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Valeur&amp;diff=1326</id>
		<title>Valeur</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Valeur&amp;diff=1326"/>
		<updated>2011-07-28T19:28:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Une valeur est un idéal qui guide nos choix et nos actions, comme la just... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une valeur est un idéal qui guide nos choix et nos actions, comme la justice, le respect de la dignité, le profit maximal, l’efficacité, etc. Chaque fois que nous avons un choix à faire entre plusieurs options, nos valeurs nous guident. Même si nous en sommes plus ou moins conscients, nous choisissons l’option qui favorise une de nos valeurs. Quand certaines de ces valeurs sont incompatibles entre elles, nous nous retrouvons devant un dilemme éthique. Pour en sortir, il faut en discuter afin de mieux comprendre les valeurs en cause et de trancher.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Importance_de_la_biodiversit%C3%A9&amp;diff=1325</id>
		<title>Importance de la biodiversité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Importance_de_la_biodiversit%C3%A9&amp;diff=1325"/>
		<updated>2011-07-28T19:28:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Les ressources biologiques fournissent aux humains tout ce qui est nécess... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ressources biologiques fournissent aux humains tout ce qui est nécessaires à la vie : logements, médicaments, nourriture, vêtements, énergie, vie spirituelle, etc. La dégradation de la diversité biologique, conséquence de l’activité agricole et industrielle, met gravement en péril le développement humain, en plus de celui de la planète. Pour préserver cette biodiversité, il faut protéger les espaces naturels et les espèces menacées, mieux et moins consommer, de même que lutter contre les inégalités entre pays riches et pauvres. En effet, dans beaucoup de pays pauvres, les populations locales détruisent les ressources biologiques locales car elles n’ont pas d’autres moyens d’existence.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Comit%C3%A9s_d%E2%80%99%C3%A9thique_de_la_recherche&amp;diff=1324</id>
		<title>Comités d’éthique de la recherche</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Comit%C3%A9s_d%E2%80%99%C3%A9thique_de_la_recherche&amp;diff=1324"/>
		<updated>2011-07-28T19:27:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Malgré les différences entre les pays, un comité d’éthique de la rec... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré les différences entre les pays, un comité d’éthique de la recherche a toujours le même but : s’assurer que les personnes sollicitées pour participer à un projet de recherche, par exemple un essai clinique, soient bien informées de leurs droits, notamment celui de refuser ou de se retirer du projet. Ce comité doit aussi vérifier que la sécurité et le bien-être des participants, de même que la confidentialité des renseignements personnels confiés au chercheur, soient protégés au maximum. Formé de bénévoles spécialisés en droit, en éthique et en science, ainsi que de membres du public, le comité doit résister aux pressions des chercheurs qui voudraient une approbation rapide de leurs projets.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Essais_cliniques_dans_les_pays_pauvres&amp;diff=1323</id>
		<title>Essais cliniques dans les pays pauvres</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Essais_cliniques_dans_les_pays_pauvres&amp;diff=1323"/>
		<updated>2011-07-28T19:26:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur ce sujet, le célèbre ... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur ce sujet, le célèbre romancier britannique John Le Carré a publié un roman en 2001, « La Constance du jardinier », qui a ensuite été porté à l’écran avec Ralph Fiennes.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Droits_des_personnes_qui_participent_%C3%A0_un_projet_de_recherche&amp;diff=1322</id>
		<title>Droits des personnes qui participent à un projet de recherche</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Droits_des_personnes_qui_participent_%C3%A0_un_projet_de_recherche&amp;diff=1322"/>
		<updated>2011-07-28T19:26:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  À la suite de la Seconde Guerre mondiale, les droits des participants aux... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, les droits des participants aux projets de recherche scientifique, notamment en médecine, ont été codifiés dans différents documents officiels. Le premier fut le Code de Nuremberg de 1948. Parmi ces droits figure celui de donner un consentement libre (sans pression ni coercition) et éclairé (bien informé) à sa participation à tout projet de recherche. En général, le respect de ce droit se traduit par un document que signe le participant. Les participants ont aussi le droit de connaître les risques et les avantages liés à leur participation au projet, ainsi que le droit à la protection de leur vie privée et de leurs renseignements personnels.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Exp%C3%A9riences_m%C3%A9dicales_nazies&amp;diff=1321</id>
		<title>Expériences médicales nazies</title>
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		<updated>2011-07-28T19:25:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Références complémentaires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la Seconde Guerre mondiale, bien des horreurs ont été commises par les nazis, parmi lesquelles des expériences inhumaines réalisées par des médecins sur les prisonniers des camps d’extermination comme Auschwitz. La médecine s’était mise au service de l’idéologie nazie, cherchant à confirmer ses postulats racistes. Des médecins acceptèrent aussi d’éliminer dans leurs hôpitaux les malades mentaux et les personnes handicapées, conformément au programme nazi d’euthanasie des inférieurs. Ces tragiques moments sont à l’origine de la bioéthique moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
*[http://www.lemonde.fr/shoah-les-derniers-temoins-racontent/article_interactif/2005/06/20/la-medecine-nazie-et-ses-experiences_663945_641295_4.html Brefs articles sur ce suejet dans le journal Le Monde]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Tuskegee&amp;diff=1320</id>
		<title>Tuskegee</title>
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		<updated>2011-07-28T19:24:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* Références complémentaires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d’étudier la syphilis, une maladie transmissible sexuellement, des chercheurs décidèrent en 1932 d’observer pendant de longues années un groupe d’hommes noirs du sud des États-Unis qui en souffraient. On a découvert en 1947 que la pénicilline permettait de guérir cette maladie. Les médecins responsables du projet ont refusé de l’offrir aux participants afin de continuer à observer l’évolution de la maladie jusqu’à la mort. C’est seulement en 1972 que la presse fut alertée et que le gouvernement mit fin à ce projet. Il n’y eut que 74 survivants sur 399 participants. Ils reçurent une compensation financière, de même que leurs conjointes et descendants affectés par la maladie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références complémentaires==&lt;br /&gt;
*[http://www.cdc.gov/tuskegee/timeline.htm Page web du Center for disease control and prevention sur l'expérience de Tuskegee]; inclut une chronologie précise des décisions.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Essai_clinique&amp;diff=1319</id>
		<title>Essai clinique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Essai_clinique&amp;diff=1319"/>
		<updated>2011-07-28T19:24:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Un essai clinique est une étude scientifique réalisée par des chercheur... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un essai clinique est une étude scientifique réalisée par des chercheurs pour mieux comprendre le fonctionnement d’un médicament ou d’un vaccin et évaluer son efficacité et son innocuité, c’est-à-dire sa capacité de ne pas nuire. La méthode utilisée est très précise et vise à éviter les biais et les erreurs d’interprétation des résultats. Ces études sont ensuite publiées dans des revues biomédicales après une évaluation rigoureuse. La qualité de l’information publiée sur les essais cliniques est importante pour aider les patients, les médecins, les chercheurs et les responsables de la réglementation à prendre des décisions éclairées.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Pharmacovigilance&amp;diff=1318</id>
		<title>Pharmacovigilance</title>
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		<updated>2011-07-28T19:23:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  C’est la surveillance étroite et constante de tous les effets possibles... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est la surveillance étroite et constante de tous les effets possibles des médicaments ou des vaccins sur les personnes qui les prennent. De nombreux travaux de recherche dans les organismes de surveillance, les hôpitaux et les universités visent à repérer et à recenser ces effets secondaires.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Articles_scientifiques&amp;diff=1317</id>
		<title>Articles scientifiques</title>
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		<updated>2011-07-28T19:23:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Quand des chercheurs ont terminé un projet de recherche et obtenu des ré... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand des chercheurs ont terminé un projet de recherche et obtenu des résultats, ils doivent et veulent les partager avec la communauté scientifique. Pour cela, ils rédigent un article qui explique l’idée à l’origine du projet, sa méthode, ses résultats, comment il contribue à la connaissance et comment il a été financé. Cet article est ensuite envoyé à une revue scientifique, appropriée au sujet traité, qui l’évalue rigoureusement avant de décider ou non de le publier. De plus en plus de revues publient leurs articles sur Internet pour un accès libre et gratuit.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=M%C3%A9dicaments_anti-inflammatoires&amp;diff=1316</id>
		<title>Médicaments anti-inflammatoires</title>
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		<updated>2011-07-28T19:22:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Ce sont des médicaments destinés à combattre une inflammation, c’est-... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des médicaments destinés à combattre une inflammation, c’est-à-dire une réaction de défense immunitaire du corps à une agression externe (corps étranger, coup, brûlure, allergène, microbe, virus, etc.). Elle se manifeste souvent par une rougeur, un gonflement, une sensation de chaleur et de douleur. De nombreux médicaments anti-inflammatoires sont en vente libre et contiennent de l’aspirine, de l’ibuprofène, etc. Il faut faire attention au surdosage et à l’interaction avec d’autres médicaments, ainsi qu’aux allergies. Le froid est un anti-inflammatoire naturel.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Effets_secondaires_ind%C3%A9sirables&amp;diff=1315</id>
		<title>Effets secondaires indésirables</title>
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		<updated>2011-07-28T19:21:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Les médicaments ou les vaccins sont conçus pour générer un effet dési... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médicaments ou les vaccins sont conçus pour générer un effet désirable : détruire un microbe, immuniser un patient, etc. À cet effet prévu et espéré peuvent s’en ajouter d’autres qu’on appelle alors « secondaires ». S’ils entraînent des symptômes supplémentaires à ceux préexistants, on dit qu’ils sont indésirables. Ces effets sont étudiés par la pharmacovigilance et doivent être indiqués sur la notice du produit. Ils peuvent être bénins (rougeur, mal de tête) ou graves, pouvant même entraîner la mort. Ce fut le cas du Médiator en 2010. En France, ce coupe-faim apparemment inoffensif aurait provoqué 500 décès!&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Organismes_gouvernementaux_de_protection_de_la_sant%C3%A9_humaine&amp;diff=1314</id>
		<title>Organismes gouvernementaux de protection de la santé humaine</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Organismes_gouvernementaux_de_protection_de_la_sant%C3%A9_humaine&amp;diff=1314"/>
		<updated>2011-07-28T19:21:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : Page créée avec « ==Résumé== (Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])  Aux États-Unis, le principal organisme public de surveillance s’appelle... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Résumé==&lt;br /&gt;
(Vignette dans le café scientifique de [http://www.scienceenjeu.ca/ Science en jeu])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, le principal organisme public de surveillance s’appelle la Food and Drug Administration. Au Canada, Santé Canada joue le même rôle. En France, c’est l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Tous ces organismes doivent vérifier l’innocuité des produits qui leur sont soumis pour approbation officielle par des compagnies pharmaceutiques ou biotechnologiques. Ils peuvent retirer du marché des médicaments ou des vaccins si on leur découvre trop de problèmes. Ces organismes publics emploient des médecins et des biologistes qui doivent parfois résister à de fortes pressions pour leur faire approuver des produits lucratifs qui rapportent.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Science_en_jeu&amp;diff=1313</id>
		<title>Science en jeu</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.wikiscienceouverte.org/index.php?title=Science_en_jeu&amp;diff=1313"/>
		<updated>2011-07-28T19:20:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Mélissa : /* La science et l'argent */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bienvenue dans les fiches complémentaires du café scientifique de Science en jeu. À noter que ces articles sont en rédaction et seront progressivement affichés au cours de l'été 2011. Un titre en rouge signifie que la page est vide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Articles thématiques==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Prudence face aux innovations ===&lt;br /&gt;
Le [[clonage]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage animal]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[industrie agroalimentaire]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[principe de précaution]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[comités nationaux d’éthique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[cellules souches]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[cellules souches humaines]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[fécondation in vitro]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[clonage et la dignité humaine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[bioéthique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[génétique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les droits et la sécurité des personnes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[organismes gouvernementaux de protection de la santé humaine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[médicaments anti-inflammatoires]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[éthique médicale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[articles scientifiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[pharmacovigilance]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[essai clinique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expérience de [[Tuskegee]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[expériences médicales nazies]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[droits des personnes qui participent à un projet de recherche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[essais cliniques dans les pays pauvres]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[comités d’éthique de la recherche]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[jeu pathologique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[bioéthique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les valeurs et la science===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[importance de la biodiversité]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En éthique, qu’est-ce qu’une [[valeur]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Projet Manhattan]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[nazisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[énergie nucléaire]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Albert Einstein et la bombe atomique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[manifeste Russell-Einstein]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que la [[méthode scientifique]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[évaluation d’un article scientifique par les pairs]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[expérience de Milgram]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que [[le secret industriel dans le monde de la recherche]]? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche sur les femmes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conférences Pugwash]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et l'argent===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’où le gouvernement tire-t-il l’[[argent consacré à la recherche scientifique]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’[[économie du savoir]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[manquements à l’éthique scientifique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[effets secondaires indésirables]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[intégrité scientifique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[conflits d'intérêts]] en science&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En science, qu’est-ce qu’un [[brevet d’invention]]?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[recherche collaborative]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La science et la société===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Portraits de chercheurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[David Suzuki]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frances Oldham Kelsey]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Linus Pauling]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Nancy Olivieri]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Edgar Morin]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Jane Goodall]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alexandre Grothendieck]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Amartya Sen]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Wagari Maathai]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À venir:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Albert Einstein]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Stanley Milgram]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bernadette Bensaude-Vincent]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Marie Curie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Margaret Mead]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Frédéric Joliot-Curie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Dominique Stoppa-Lyonnet]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Mélissa</name></author>
		
	</entry>
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